Avenue de Mâcon, après le pont de chemin de fer, plus précisément à la limite de Bourg et de Viriat, les automobilistes ont depuis plusieurs années, pris l’habitude de se garer à cheval sur les trottoirs afin semble-t-il, de mettre plus de distance entre eux et les véhicules en circulation.

En effet, le trafic routier est soutenu à cet endroit et l’espace limité pour tout le monde.

C’est sans doute pour cette raison que les maires de Bourg et de Viriat tolèrent quotidiennement cet état de fait. Oui mais voilà, régulièrement, un certain nombre de ces automobilistes se permet d’occuper la quasi totalité du trottoir obligeant les personnes en fauteuil roulant à rebrousser chemin et à circuler sur la chaussée au risque de se faire renverser…

Nous demandons donc aux maires de Bourg et de Viriat de bien vouloir prendre les dispositions nécessaires afin d’assurer la commodité de passage sur ce trottoir.

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Ce que dit la loi

Les obligations du maire : le maire a l’obligation d’assurer la commodité de passage sur les trottoirs de sa commune par l’intermédiaire de la police municipale placée sous son autorité, conformément aux articles L2212-1 et L2212-2 du Code Général des Collectivités Territoriales.

Ce que risque une commune dont le maire n’assure pas la commodité de passage sur les trottoirs : si une personne a identifié un problème récurrent à un endroit précis et qu’elle a alerté à de nombreuses reprises et sans succès le premier magistrat de la ville qu’est le maire, cette personne peut saisir le tribunal administratif qui constatera ou non, l’existence d’un préjudice subi par le plaignant et qui décidera ou non, de condamner la commune pour inaction fautive de son maire.

Ce que dit la loi à propos de la largeur de passage sur les trottoirs : l’arrêté du 15 janvier 2007 portant application du décret n° 2006-1658 du 21 décembre 2006 relatif aux prescriptions techniques pour l’accessibilité de la voirie et des espaces publics précise dans son article 1 que la largeur minimale du cheminement doit être de 1,40 mètre libre de mobilier ou de tout autre obstacle éventuel. Cette largeur peut toutefois être réduite à 1,20 mètre en l’absence de mur ou d’obstacle de part et d’autre du cheminement (…).